Civilization prend de la hauteur

Cette semaine a été annoncé la sortie à l’automne prochain de Civilization: Beyond Earth. Cet opus fait suite aux précédents volets de la saga Civilization, une des plus connues de l’univers du jeu vidéo de stratégie tour-par-tour.

www.civilization.com

Cette annonce a été assortie de la publication d’un trailer en plusieures langues, dont voici la version française :

Premier aperçcu disponible sur le site de l’éditeur.

Même s’il faudra attendre un peu pour juger de la qualité de ce que 2K games et Firaxis nous préparent, je ne peux que me réjouir de cette annonce. Et ce à double titre :  Premièrement, ça parle d’exploration planétaire et donc d’espace. Ensuite, c’est un jeu de plus dans une saga que j’adore. Civilization, c’est intelligent et fun.

« Tu dis ça baby, mais à chaque fois que tu commences une partie, tu traites tes bonhommes de glandus au bout de 15 minutes ! »

Oui. Bon. Bin j’ai dit que j’aimais ces jeux, pas que j’y jouais super bien, non ?

Sinon, chose amusante, on se rend compte que la licence du jeu utilise l’imagerie spatiale pour faire sa promotion, et notamment le look de la cupola, ce module d’observation de la station spatiale internationale :

Comparaison entre le visuel du jeu et la vraie Cupola montée sur ISS
Comparaison entre le visuel du jeu et la vraie Cupola montée sur ISS

Ainsi, cet élément construit par Thales Alenia Space pour le compte de l’ESA devient un symbole du vol habité dans la pop culture contemporaine. Je trouve ça plutôt classe, une belle réussite pour l’Europe.

La suite à l’automne prochain !

 

Au fil des saisons

Les sites spécialisés dans l’univers du jeu vidéo ont souvent déclaré que le jeu de gestion était mort. En effet ce style plutôt délaissé par les éditeurs n’a pas été au top de sa forme ces derniers temps. La faute à des étrons trop empressés à vider les poches des joueurs (SimCity – version 2013) ? Un manque de fraicheur ?

Difficile de dire si cette catégorie est effectivement vouée à l’extinction, mais en tous cas, une éclaircie vient percer ce paysage bien gris, un petit miracle du jeu indépendant, nommé Banished.

Ecran d’accueil du jeu

Banished ne vous fixe aucun but, ce qui peut paraitre un peu déroutant. Le seul but du jeu c’est celui que vous vous décidez de fixer. Croitre et s’étendre ? Survivre le plus longtemps ? Vivre en auto-suffisance totale ? A vous de décider de ce que vous ferez de la petite communauté de gens qui vous est confié en début de partie.

Banished : un style rural-américain du début du XXe siècle

Les premières heures de jeu : la claque de fraicheur.

Quasiment pas d’interface, des graphismes simples mais beau, pas de système monétaire (tout est affaire de travail ou de troc), une nature vivante et un cycle des saisons tout simplement magnifique et au cœur du gameplay, quand on lance Banished, on a en a presque la larme à l’œil. C’est beau. c’est frais. Ça donne envie de courir cul-nu dans les champs de blé. A vitesse normale une année s’écoule en une heure. Chaque saison dure donc 15 minutes, et pour l’hiver, ça peut paraitre long, surtout quand on a l’œil rivé sur le stock de bois de chauffage et de nourriture.

Le cycle des saisons, par Kasper_Hviid

« Baby ! J’ai vu à la télé dans ‘Silence ça pousse’ qu’il fallait pas planter deux fois la même chose au même endroit d’année en année. »

Et bien dans Banished ça marche aussi. Planter toujours la même chose au même endroit et vous allez épuiser le sol, ou multiplier les chances de voir vos récoltes ravagées par des nuisibles. Le principe de la jachère est par exemple très efficace. Faire preuve d’un minimum de culture agricole et de bon sens vous servira grandement ! Méfiez-vous de la surpêche, apprenez à comprendre quelles ressources se renouvellent et à quel rythme. Rien n’est expliqué ou presque, vous allez devoir découvrir les règles du jeu en jouant, lâché dans la nature, au propre comme au figuré.

 Apprendre de ses erreurs

Un des aspects très intéressants du jeu c’est qu’il faut apprendre de ses erreurs. A l’heure ou les jeux ont plus tendance à flatter le joueur pour lui procurer du plaisir, ce procédé un peu old school fait du bien. Oubliez de constituer un stock d’alimentation pour l’hiver et c’est la famine assurée ! Oubliez d’affecter suffisamment de fermiers, votre stock en pâtira, famine aussi comme résultat ! Pas de forgeron ? -> pas d’outil à disposition des fermiers -> pas d’efficacité dans les champs -> pas assez de nourriture produite -> famine en hiver. Par effet d’avalanche, une petite erreur peut vous couter très cher, il faudra donc être dégourdi pour anticiper un maximum, et sécuriser la mécanique de votre petite communauté.

http://media.pcgamer.com/files/2013/12/banished.jpg
Vous pourrez faire construire de véritables petits villages avec un peu de maitrise !

 

Le syndrome du « à quoi bon »

Le seul problème avec Banished, c’est qu’on est tellement libre de fixer des objectifs que finalement, se motiver pour les atteindre peu paraitre difficile. En ce qui me concerne, j’y ai finalement joué un mois avant de le délaisser. Et voilà un autre mois que je n’y ai pas joué. Une campagne de missions aurait pu peu-être prolonger un peu sa durée de vie.  Maintenant sur le premier mois je l’avoue, j’ai du vraiment y passer mes journées.

« Je confirme. »

Alors finalement, il faut acheter ou pas ?

Mon conseil c’est d’attendre un peu une éventuelle remise sur steam, sauf si comme moi vous êtes en manque de city-builder / gestion. Il vous en coutera actuellement 20 euros, ce qui me semble un tout petit peu cher pour le contenu offert. Attention également, le jeu est uniquement en anglais, et la traduction n’est pas prévue autrement que par un groupe de passionnés qui attendent le kit de modding produit par le développeur du jeu. Car oui, même si ça ne change rien à la qualité intrinsèque du jeu, c’est bien une seule personne qui a tout fait ici. Et rien que pour cela, ça mérite bien un petit coup de pouce.

The Last Ride

Pour ceux qui arriveraient sur ce blog au hasard, et comme je ne me suis pas présenté dans le premier billet – parce que ça me soulait – sachez que je travaille au centre de contrôle ATV (http://www.cnes.fr/atv-cc).

ATV – crédits photo NASA

Notre mission est d’amener le vaisseau ravitailleur européen sur la station spatiale (ISS) et de le connecter au module russe Zvezda et de l’opérer pendant environ 6 mois comme un module de la station spatiale. Un module qui a pour fonctions principales le ravitaillement, le stockage et la correction d’orbite.

C’est un job très gratifiant, d’autant plus que contrairement à l’immense majorité des missions spatiales, celle-ci bénéficie d’un retour photo/vidéo abondant. Pour les rêveurs comme moi, c’est du petit lait.

« Bon, baby, c’est bientôt fini ton ATV ? Y’en a marre de galérer pour partir en vacances ! »

Et bien oui, c’est bientôt fini. Le dernier ATV, qui portera le numéro 5 et le nom de Georges Lemaître décollera de Kourou le 25/26 juillet prochain. A l’aube de ce dernier lancement, chacun ici fait un peu le bilan de cette époque. Les femmes et les hommes qui ont fait le succès de ces missions quitteront après cet ultime mission le centre de contrôle, laissant derrière eux une histoire pleine d’anecdotes, d’amitiés, de nuits trop courtes ou trop longues et surtout d’images. Et parmi ces images, si je devais n’en retenir qu’une seule, ce serait sans doute celle-ci :

ISS avec Endeavour et l’ATV-2 Johannes Kepler (crédit photo NASA)

ATV-2 c’est ma première mission ATV. Je suis rentré au CNES pour cette mission. Exercer le métier d’ingénieur opérations pour les véhicules spatiaux, c’est déjà une chance et une fierté. Sur un programme comme ATV, ça prend une dimension magique. Contribuer au vol habité et au prolongement de l’histoire de la conquête spatiale, c’est devenir acteur de son rêve d’enfant. C’est grisant.

Sur la photo, on voit la station dans sa configuration quasi-finale (il manque encore un module russe qui doit être lancé prochainement), ainsi que 4 véhicules amarrés : un Progress, un Soyuz, l’ATV-2 Johannes Kepler, et la navette américaine Endeavour qui effectuait là son dernier vol. Une configuration totale de plus de 520 tonnes qui ne sera jamais plus reproduite étant donné l’arrêt du programme spatial des navettes américaines. Je ne me peux pas m’empêcher de penser à nos homologues de la NASA qui ont vécu ce dernier vol et la fin de leur programme.

Au centre de contrôle ATV, chacun connait la chance qu’il a de contribuer au programme ISS, auprès de partenaires prestigieux, russes, américains, japonais, canadiens et savoure pleinement la préparation de cette dernière mission.

Je compte poster ici quelques anecdotes vécues, ainsi que quelques tranches de vie de cette dernière mission, vécue de l’intérieur à l’ATV-CC, donc stay tuned.

Faut-il craquer pour The Elder Scrolls Online ?

C’est la question que je me suis posé à l’issue de la campagne de test de la version Bêta de The Elder Scrolls Online, le nouveau MMORPG.

Ayant eu la main sur le jeu lors des dernières sessions de test, j’ai pu me faire un avis. La sortie du jeu est prévue pour le 4 avril, et je ne l’achèterai pas. Voici pourquoi. The Elder Scrolls Online

Tout d’abord, il faut bien comprendre que ce choix est personnel, et que le jeu n’est pas mauvais, loin de là. Mais au prix du jeu (55 euros affichés, 47 en promo) et de son abonnement (13 euros par mois), pour moi, le compte n’y est pas.

Mon expérience de la campagne de bêta test est très contrastée : j’ai eu l’impression d’avoir dans les mains un jeu quasiment fini, plutôt joli (sans être exceptionnel), avec plein d’endroits à explorer. J’ai eu aussi l’impression que la fin de la campagne bêta avec la levée du NDA était vraiment un coup marketing de génie pour faire fonctionner le bouche-à-oreille, ou plutot le tweet-à-follower. Sincèrement, je trouve ça très bien vu de la part des éditeurs.
Aperçu de Daguefilante

Alors pourquoi ne pas craquer ? Et bien déjà parce que j’ai un problème avec les abonnements. Je sais bien que pour offrir du contenu, il faut payer des gens pour maintenir des serveurs, injecter des nouvelles idées dans l’univers, etc. Mais désolé, 13 euros ça me parait vraiment être très loin de la valeur que j’estime être une juste rétribution pour le divertissement que m’apporte le jeu. Surtout que question divertissement, il y a de quoi faire la moue.

Et c’est là le cœur du problème : finalement peu importe le prix, je me suis ennuyé. A mourir. Je me souviens avoir trouvé Morrowind long et austère au début, quand mon cousin me l’avait montré. Mais une fois l’immersion faite dans cet univers, tout m’avait paru fantastique, exaltant ! La magie avait opéré également pour Oblivion et surtout pour Skyrim.

« Mais… Baby, c’est pas ton jeu avec les dragons ?… Si ?… »

Bin oui, moi aussi j’ai vraiment eu l’impression de jouer à autre chose. Quelque chose comme du Guildwars aromatisé à la sauce Elder Scrolls.

Je vais être clair : le facteur central de la réussite de la série, c’est l’immersion que crée son ambiance, son univers. Même la lenteur de l’action participe à cette alchimie. C’est à chaque fois l’histoire dont vous êtes le héros. Le seul. L’univers de TESO est malheureusement surpeuplé de filles peu vêtues et de guerriers en slip faisant la queue devant chaque PNJ pour accomplir une quête comme on composterait un billet de train. Finalement, on se sent insignifiant et noyé dans la foule, à l’inverse de l’aventure solitaire que chaque autre opus de la série proposait.

Le pire, c’est que là ou l’on pouvait prendre son temps dans les Elder Scrolls et admirer la beauté de l’univers qui avait été construit pour accueillir notre aventure, on est pris dans TESO par cet amusant phénomène social qu’est le syndrome de l’escalator parisien : Tout le monde court pour accomplir ses quêtes, alors on fait pareil, sans trop savoir pourquoi, en éludant les dialogues, en laissant tomber la lecture des livres, et en suivant bêtement les indicateurs sur la carte, sans trop se préoccuper de ce qu’il y aura à faire une fois arrivé à destination.

Bizarrement, ce qui semble avoir le plus contrarié les joueurs dans ces phases de tests, ce sont les problèmes liés à l’accomplissement des quêtes – bugs, objectifs qui ne s’activent pas, absence de l’ennemi à pourfendre sur le lieu de rendez-vous…

Exemple de monstre qui ne "pop" pas.

Finalement, avoir ce genre de sit-in n’est pas très bon pour l’immersion non plus, mais n’est pas très grave : la gestion des événements est quelque chose qui se corrige a posteriori. C’est de l’ordre du détail à régler après la sortie du jeu. Le fait qu’on se concentre sur ce genre de problème est finalement plutôt un bon signe : on en est pas à se lamenter sur l’erreur 37 / 33 de l’infâme Diablo III.

C’est un peu ça qui est rageant : il n’y a pas grand chose à reprocher à TESO techniquement, mais la magie n’opère simplement pas.

Finalement, ayant fait mon choix, si j’ai à conseiller des amis je leur demanderais ce qu’ils pensent des MMOs. Et je conseillerais TESO à tous les amateurs de ce genre, sans hésiter. Mais être simplement amateur de la série des Elder Scrolls ne suffit pas… malheureusement pour moi.

 

 

Hello World

Il est coutume d’expliquer dans le premier post d’un blog le pourquoi de sa création. Moi, très franchement, je n’en ai aucune idée. Ou alors, c’est peut-être pour m’étendre un peu plus que dans mes tweets. Sur des sujets parfois différents. Et en français.

« Baby, ça va durer deux semaines. »

Techniquement, je pensais que ça serait très simple. C’est pas très dur en effet, mais ça m’a quand même donné un peu de fil à retordre. J’ai eu envie de tester WordPress, parce qu’il rencontre un large succès, et de faire héberger ce site chez free, parce que après tout, c’est juste un test.

Si vous vous lancez dans la même expérience, sachez que :

  • La version antédiluvienne de php proposée par le service des pages perso de free ne permet pas d’installer la dernière version en cours de WordPress, la 3.8.1. Cependant ça se soigne !
  • le mot de passe de votre base mySQL doit être de 10 caractères maximum
  • une fonction de la version 3.8.1 ne fonctionne pas très bien est doit être remplacée.

Pour toutes ces raisons, et parce qu’on choisit wordpress avant tout pour ne pas avoir à passer du temps à bidouiller la configuration pour que ça marche, je recommande de suivre l’excellente procédure décrite ici : http://additifstabac.free.fr/index.php/installer-wordpress-3-8-parker-sur-les-pages-perso-de-free/

Grâce à celà, j’écris ces lignes. Pour combien de temps ?