De l’écran bleu à la solution

Il y a trois ans, je me suis offert une configuration PC de qualité. J’ai passé beaucoup de temps à choisir les pièces une à une et j’ai pris un plaisir de dingue à monter tout ça comme un jouet Kinder Surprise.

« Hé bin mon geek, heureusement que j’étais pas là ce jour-là ! »

Une configuration dans laquelle figure un disque dur SSD crucial M4 de 128Go (M4-CT128M4SSD2) qui jusqu’à présent m’avait apporté entière satisfaction. Satisfaction le terme est faible : là ou je réinstallais tout tous les 6 mois sur mon ancienne machine, je n’ai jamais eu à « formater » mon PC actuel. Je ne suis même plus sûr de savoir comment on fait 🙂

Lorsque soudain… BSOD !

L’horrible écran bleu (BSOD, Blue Screen Of Death, pour les geeks) est apparu très fréquemment ces dernières semaines. J’en avais déjà eu mais pas autant… Il a fallu donc apprendre à analyser ces crashes. Une révolution pour moi qui ai toujours cru que seul un ingénieur Microsoft savait quoi en faire (et encore, pas sûr !). La découverte de BlueScreenView a été pour moi une petite révolution.

Interface de BlueScreenView

Grâce à ce logiciel et aux « dumps » créés lors de ces crash, il est possible de savoir quel élément de votre système à déclenché la foudre. Il ne reste plus qu’à isoler les fautifs, faire quelques recherches sur leur origine. Pilote, logiciel, etc. Pour ma part, avec le code d’erreur 0x000000f4 et ntoskrnl.exe. Une recherche sur internet plus tard, je comprends que soit ma mémoire, soit mon disque dur est en cause. Et comme j’avais déjà lourdement testé ma mémoire, j’ai fait des recherches sur mon SSD. C’est ainsi que j’appris l’horrible nouvelle, sur www.commentcamarche.net :

Avec le firmware d’origine du contrôleur, le Crucial m4 plante après 5200 heures de fonctionnement environ, entrainant le cas échéant un crash du système d’exploitation. 5200 h représente 7 mois d’utilisation continue, les premiers M4 ont été commercialisé en juin 2011, il est probable que beaucoup d’utilisateur non professionnel vont etre confronté au problème sous peu…. Le SSD continue en fait à fonctionner mais s’arretera toutes les heures après la première apparition du bug. La manifestation la plus courante est un BSOD avec le code 0x00000F4.

Mon SSD a un défaut de naissance ! Misère !

Heureusement, l’espoir renait car l’article est accompagné d’une solution : mettre à jour le firmware. Avant donc de me lancer dans la recherche d’un firmware à jour, je cherche à en savoir plus sur mon SSD, grâce à l’excellent SSDlife, lui aussi découvert pour l’occasion.

 

Capture de SSDlife avec mes aciens paramètres
Capture de SSDlife avec mes aciens paramètres

Je sais que la dernière version en date est la 070H. SSDlife m’annonce fièrement une version 0002. Pas de quoi bomber le torse. Un tour sur le site de crucial (les firmwares à télécharger sont classés dans « aide », là aussi ça aide pas mal ce genre de classement) et me voilà avec l’installeur du firmware… qui ne trouve pas de disque compatible. C’est vraiment la lose aujourd’hui.

Retour sur internet une nouvelle fois et là je comprends ce qui chargrine sans doute l’installeur : Ma carte mère est une Asus P8P67, elle possède plusieurs contrôleurs SATA, dont un est derrière une puce Marvell, réputée pas commode pour faire cette opération.

Ports SATA sur Carte Asus P8P67
Ports SATA sur Carte Asus P8P67

Et bien après ouverture du PC, changement de port SATA pour le SSD en le passant sur un controleur intel, redémarrage et installation du firmware, le calme est revenu, tout est bien qui finit bien… jusqu’au prochain BSOD !

Si je poste toute cette épopée geek très personnelle, c’est parceque j’espère que mon expérience pourra profiter à des personnes qui auraient le même problème… et tomberaient sur ces pages. En effet, cette carte mère et ce disque dur étaient plutôt populaires et bien vendus à l’époque : je suis presque sur que je ne suis pas le seul a avoir fait face à cette misère, et d’autres viendront ! A vous qui passez ici, ne perdez pas espoir : vous avez peut-être trouvé la solution.

4 réflexions au sujet de « De l’écran bleu à la solution »

  1. Non parce que windows, ça fait peur peur d’être obligé d’utiliser un utilitaire pour créer un log et comprendre l’origine du BSOD… c’est encore les années 80.

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