Faut-il craquer pour The Elder Scrolls Online ?

C’est la question que je me suis posé à l’issue de la campagne de test de la version Bêta de The Elder Scrolls Online, le nouveau MMORPG.

Ayant eu la main sur le jeu lors des dernières sessions de test, j’ai pu me faire un avis. La sortie du jeu est prévue pour le 4 avril, et je ne l’achèterai pas. Voici pourquoi. The Elder Scrolls Online

Tout d’abord, il faut bien comprendre que ce choix est personnel, et que le jeu n’est pas mauvais, loin de là. Mais au prix du jeu (55 euros affichés, 47 en promo) et de son abonnement (13 euros par mois), pour moi, le compte n’y est pas.

Mon expérience de la campagne de bêta test est très contrastée : j’ai eu l’impression d’avoir dans les mains un jeu quasiment fini, plutôt joli (sans être exceptionnel), avec plein d’endroits à explorer. J’ai eu aussi l’impression que la fin de la campagne bêta avec la levée du NDA était vraiment un coup marketing de génie pour faire fonctionner le bouche-à-oreille, ou plutot le tweet-à-follower. Sincèrement, je trouve ça très bien vu de la part des éditeurs.
Aperçu de Daguefilante

Alors pourquoi ne pas craquer ? Et bien déjà parce que j’ai un problème avec les abonnements. Je sais bien que pour offrir du contenu, il faut payer des gens pour maintenir des serveurs, injecter des nouvelles idées dans l’univers, etc. Mais désolé, 13 euros ça me parait vraiment être très loin de la valeur que j’estime être une juste rétribution pour le divertissement que m’apporte le jeu. Surtout que question divertissement, il y a de quoi faire la moue.

Et c’est là le cœur du problème : finalement peu importe le prix, je me suis ennuyé. A mourir. Je me souviens avoir trouvé Morrowind long et austère au début, quand mon cousin me l’avait montré. Mais une fois l’immersion faite dans cet univers, tout m’avait paru fantastique, exaltant ! La magie avait opéré également pour Oblivion et surtout pour Skyrim.

« Mais… Baby, c’est pas ton jeu avec les dragons ?… Si ?… »

Bin oui, moi aussi j’ai vraiment eu l’impression de jouer à autre chose. Quelque chose comme du Guildwars aromatisé à la sauce Elder Scrolls.

Je vais être clair : le facteur central de la réussite de la série, c’est l’immersion que crée son ambiance, son univers. Même la lenteur de l’action participe à cette alchimie. C’est à chaque fois l’histoire dont vous êtes le héros. Le seul. L’univers de TESO est malheureusement surpeuplé de filles peu vêtues et de guerriers en slip faisant la queue devant chaque PNJ pour accomplir une quête comme on composterait un billet de train. Finalement, on se sent insignifiant et noyé dans la foule, à l’inverse de l’aventure solitaire que chaque autre opus de la série proposait.

Le pire, c’est que là ou l’on pouvait prendre son temps dans les Elder Scrolls et admirer la beauté de l’univers qui avait été construit pour accueillir notre aventure, on est pris dans TESO par cet amusant phénomène social qu’est le syndrome de l’escalator parisien : Tout le monde court pour accomplir ses quêtes, alors on fait pareil, sans trop savoir pourquoi, en éludant les dialogues, en laissant tomber la lecture des livres, et en suivant bêtement les indicateurs sur la carte, sans trop se préoccuper de ce qu’il y aura à faire une fois arrivé à destination.

Bizarrement, ce qui semble avoir le plus contrarié les joueurs dans ces phases de tests, ce sont les problèmes liés à l’accomplissement des quêtes – bugs, objectifs qui ne s’activent pas, absence de l’ennemi à pourfendre sur le lieu de rendez-vous…

Exemple de monstre qui ne "pop" pas.

Finalement, avoir ce genre de sit-in n’est pas très bon pour l’immersion non plus, mais n’est pas très grave : la gestion des événements est quelque chose qui se corrige a posteriori. C’est de l’ordre du détail à régler après la sortie du jeu. Le fait qu’on se concentre sur ce genre de problème est finalement plutôt un bon signe : on en est pas à se lamenter sur l’erreur 37 / 33 de l’infâme Diablo III.

C’est un peu ça qui est rageant : il n’y a pas grand chose à reprocher à TESO techniquement, mais la magie n’opère simplement pas.

Finalement, ayant fait mon choix, si j’ai à conseiller des amis je leur demanderais ce qu’ils pensent des MMOs. Et je conseillerais TESO à tous les amateurs de ce genre, sans hésiter. Mais être simplement amateur de la série des Elder Scrolls ne suffit pas… malheureusement pour moi.

 

 

Hello World

Il est coutume d’expliquer dans le premier post d’un blog le pourquoi de sa création. Moi, très franchement, je n’en ai aucune idée. Ou alors, c’est peut-être pour m’étendre un peu plus que dans mes tweets. Sur des sujets parfois différents. Et en français.

« Baby, ça va durer deux semaines. »

Techniquement, je pensais que ça serait très simple. C’est pas très dur en effet, mais ça m’a quand même donné un peu de fil à retordre. J’ai eu envie de tester WordPress, parce qu’il rencontre un large succès, et de faire héberger ce site chez free, parce que après tout, c’est juste un test.

Si vous vous lancez dans la même expérience, sachez que :

  • La version antédiluvienne de php proposée par le service des pages perso de free ne permet pas d’installer la dernière version en cours de WordPress, la 3.8.1. Cependant ça se soigne !
  • le mot de passe de votre base mySQL doit être de 10 caractères maximum
  • une fonction de la version 3.8.1 ne fonctionne pas très bien est doit être remplacée.

Pour toutes ces raisons, et parce qu’on choisit wordpress avant tout pour ne pas avoir à passer du temps à bidouiller la configuration pour que ça marche, je recommande de suivre l’excellente procédure décrite ici : http://additifstabac.free.fr/index.php/installer-wordpress-3-8-parker-sur-les-pages-perso-de-free/

Grâce à celà, j’écris ces lignes. Pour combien de temps ?